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Yazd

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Yazd

« noble cité » comme disait Marco Polo qui s’y était arrêté . Située en plein milieu d’un océan de sable avec le grand Kavir au N et le Lut à l’E

maisons basses en pisé ( un ou deux étages ) de tout temps sillonnée par les convois des caravanes , l’antique cité fut la plaque tournante entre l’Irak persan et le Kerman , entre le Fars et le Khorasan bénéficiant de sa position stratégique au croisement des routes de la soie d’Asie centrale et de l’Inde .

Ville oasis entre deux déserts au pied du chir. Kouch qui culmine à 4070 m au sommet perpétuellement enneigé

L’eau est amené par un système de qanat qui sont des canaux souterrains dont certains sont longs de 40 à 50 k drainant l’eau infiltré dans le sol . ce sont ces qanats qui font vivre l’oasis et lui permettent de cultiver du coton et des agrumes . Toute la province est pourvue des badgir .

Un des principaux centres de tissage s’enrichit sous les Safavides grâce au  commerce de la soie : le yazdi était un tissu lourd parfois décoré d’oiseaux ou d’autres motifs .

Yazd revendique le titre de plus vieille cité toujours habité et abrite la plus vaste communauté des zoroastriens d’Iran .

On connaît mal l’histoire et l’origine de Yazd , elle fut fondée sous les Sassanides et elle devint tout de suite un centre de production de textiles et de tapis réputés . S a fonction économique lui valut d’être épargné par les mongols au 13ème et par Tamerlan au 14ème . Elle prospéra sous les Timourides

Apogée au 14 / 15ème s qui lui permit de résister aux crises  économiques de l’époque Safavide . Pas de prestige politique particulier .

Déclin à la chute des Safavide et demeura une petite bourgade de province jusqu’à l’arrivée du chemin de fer .

Yazd demeure à travers 14 siècles d’islamisation le dernier foyer du zoroastrisme .

Ses fortifications furent élevées sur l’ordre de Tamerlan en 1395 . Les murs crénelés en pisé avaient de 15 à 20 m de haut .

Les tours du silence

Dakhma : les zoroastriens avaient coutume d’exposer le corps de leurs défunts sur des grandes plates formes que formaient ces bâtiments à ciel ouvert . Ils livraient leurs morts aux oiseaux de proie afin qu’ils ne souillent pas la terre , un des éléments sacrés dont les autres sont le feu – l’eau et le vent .

Seuls les prêtres y avaient accès . Ils portaient le cadavre jusqu’en haut où on l’exposait sur le sol dallés de pierres , évitant tout contact avec la terre . On laissait alors les vautours déchiqueter les chairs .

Les ossements étaient ensuite recueillis dans une grande fosse circulaire de 30 m au centre de la plate forme où mis dans des ossuaires .

La 2ème tour n’a jamais fonctionnée . coutume d’exposer les corps jusqu’en 70 e c

Temple du feu : Ateshkadeh

Petit temple zoroastrien de construction récente

La flamme brûlerait depuis 470 ( allumé à Chiraz ) transféré à Ardakan en 1174 elle arriva à Yazd en 1474 et fut transféré dans ce temple en 1940

Il existe un feu sacré plus ancien au N du lac Urmia à Baku en Azerbaïdjan qui brûle depuis 3000 ans

Au temple , la flamme est entretenue avec du bois noble ( prunier abricotier ou amandier ) par un mage – prêtre responsable depuis 30 ans du feu sacré .

La flamme est contemplée derrière une vitre pour ne pas la souiller .

A l’extérieur au dessus de l’entrée , face au soleil brille le symbole du zoroastrisme : l’homme oiseau , il tient une couronne emblème de la loyauté et lève son autre main en signe de respect ( motif achéménide ) les 3couches de plumes représentent les fondements du zoroastrisme selon lesquels ont doit penser – parler – agir honnêtement . La fête de Sadeh est la fête de la création célébrée au mois de janvier la découverte du feu . A cette occasion les zoroastriens se réunissent autour de grandes flammes ou ils vont prier .

Mosquée du vendredi

Construite au 14ème s sous la direction de Bibi Fatemeh Khatoun , épouse d’Amir Chakmaq . Elle est érigée sur un site du 12ème s vraisemblablement sur un site plus ancien

Le portail  exceptionnellement haut et étroit , est surmonté de minarets jumeaux élancés caractéristiques de l’architecture Yazdi du 14ème s ( 57 m de haut ) : à droite le maître et à gauche l’apprenti

La voûte de l’iwan est recouverte à l’intérieur de stalactites en faïences émaillée de couleur azur – cobalt – turquoise ; inscription du 15ème s

Dans la cour des escaliers mènent à un qanat qui apportent de l’eau à la ville ( 80 m sous terre ) on y pratique aujourd’hui les ablutions .

Le qanat : méthode d’irrigation traditionnelle qui vit le jour sur le plateau central il y a quelques 2000 ans

On creuse d’abord un puits jusqu’à une source souterraine puis un tunnel permettait d’acheminer l’eau selon une inclinaison très douce . Des puits sont aménagés le long du tunnel pour favoriser la ventilation et déblayer la terre .

50 000 qanats le plus long : 40 k .

Dans la cour deux oratoires latéraux – salle de prières centrale à double coupole revêtue d’un décor très recherché mariant de belles mosaïques de faïences