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Kermân

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Kermân

Sur la route anciens caravansérails qui ponctuaient la route de la soie .

Difficilement accessible par l’intérieur du pays , la province du Kermân s’est longtemps tournée vers le S et vers Bandar e Abbas , le principal port iranien sur le golfe persique . Depuis le raccordement de Kermân à la ligne ferroviaire qui rejoint Téhéran , la province à pu se désenclaver .

Dans cette zone presque désertique commencent à apparaître des champs de pistachiers , les meilleurs pistaches viennent de la région de Rafsandjan

La ville de Kermân à 330 OOO habitants et est chef lieu de la province du même nom , 3ème province du pays par sa superficie mais sa population peu nombreuse en fait une des régions les plus pauvres du pays

Kermân , du haut de ses 1800 m est au centre d’un massif montagneux et domine le dépression du désert de Lut . Les plus haut sommets culminent à 4500 portent des neiges pérennes et certains versants conservent les vestiges de forets autrefois dense . la survie de la population dépend fortement des qanats creusés dans le pied mont des montagnes . Grâce à ce type d’irrigation les oasis du Kermân produisent d’importantes récoltes de céréales , de dattes , d’oranges et de pistaches .

La ressource principale reste la production des tapis dont depuis la dynastie Safavide la ville tire sa richesse . Elle est considérée comme la capitale du tapis .

La ville aurait été édifiée au début du 3ème s par Ardachir1 ( 226 / 241 ) au moment de la fondation de l’empire Sassanide pour servir d’avant poste à sa conquête de nouveaux territoires qui finirent par s’étendre jusqu’au rives de l’Indus

Le développement de Kermân a été lié à sa situation sur les routes caravanières vers l’Asie

Période de paix et en même temps de prospérité

A partir du 7ème s la ville fut tour à tour gouvernée par les arabes , les Buyides , les Seldjoukides , les Turkmènes et les Mongols .

Du 11 au 12ème s la région prospéra sous le gouvernement d’une branche cadette des Seldjoukides mais elle fut dévastée par les Ghuz au 12ème s et au 13ème s arrivèrent les hordes mongoles

Le Kermân ne retrouva sa prospérité que sous les Safavides ( 1502 / 1722 ) grâce au commerce avec l’Inde . Les échanges commerciaux très actifs se faisaient par voie de terre en Iran de l’est , voie qui descendait jusqu’à Bandar Abbas , débouché portuaire du lointain Khorasan . Le trafic caravanier aida à la vie économique de toute la province du Kermân ; en contre partie cette prospérité attirait les incursions de pillards .

A la faveur de sa position excentrée le Kermân fut souvent au cours des âges maintenu par les dynasties locales dans une semi autonomie , ce qui n’empêcha pas la région de subir les effets des invasions , des troubles politiques et de guerres . De la période Mongole jusqu’à la dynastie Qadjar toute une succession d’envahisseurs et de despotes locaux régnèrent sur le Kermân .

S’étend trouvé sur le chemin des invasions Afghanes , le Kermân souffrit cruellement du passage répété des armées Afghanes qui détruisirent le quartier zoroastrien et les campagnes de Nadir chah ( 1729 / 1747 ) qui finit par chasser les envahisseurs afghans et par rétablir la puissance sde l’empire perse – il réussit à battre les Ottomans . Il sera assassiné et l’anarchie régna de nouveau .

1794 : conquête de la province par Agha Mohammed Khan qui s’y livra à des actes de cruauté horrible et l’abandonna à de nouvelles dévastations . Ce terrible prince eunuque , fondateur de la dynastie des Qadjar ( 1796 / 1925 ) vendit 20 000 habitants et fit crever les yeux à 20 000 autres . Troubles par des luttes religieuses au début du 20ème s , razzia par les Baloutche au 19ème s qui poussaient leurs incursions jusqu’au confins septentrionaux de désert du grand Kavir . La ville située en marge d’un Iran en voie de rénovation ne s’est jamais relevée .

Mosquée Jameh

Edifiée en 1349 par une dynastie locale à l’époque Timouride . Sa structure actuelle date de l’époque Safavide .

Plan à 4 iwans – décoration de faïence d’un bleu chatoyant . Le grand pishtak de l’iwan N est décoré de très belle mosaïques vernissées turquoises et blanches à motifs floraux

Hammam Ganj Ali Khan

Construit au 17ème s par le gouverneur du Kermân

Bazar Vakil

Bazar du régent – 3k de long – recouvert de coupoles date de l’époque Safavide – compartimenté en zones réservés aux différents métiers traditionnels

Etape importante sur la route de la soie . Jusqu’au début du 20ème s principal centre caravanier du S E de l’Iran . son bazar comptait une importante communauté hindoue , la ville étant le relais naturel avec l’Inde . Plusieurs dizaines de tribus différentes – produits du Baloutchistan et d’Afghanistan – travaille du cuivre car il y a de riches gisements de cuivre dans la région ( site de Tépè Yahia occupé dès  le néolithique 4500 / 3900 utilisation de la chlorite et de l’albâtre pour la vaisselle exporté massivement vers la Mésopotamie par la voie maritime du golfe persique – 3200 – 2900 immigration élamite – production de sceaux cylindres – cachets apparentés à l’Inde et à Bahreïn ) site occupée aux époques Parthe et Sassanide )

Glacière Moayedi

Grande citerne souterraine – profonde , surmontée d’un toit conique en pisé ( dynastie Safavide ) l’eau des profondeurs est rafraîchie par un courant d’air crée artificiellement . Les murailles en forme de L à côté de la glacière captent les vents du désert pour les diriger vers l’eau

Des maisons Qadjar jouxtent la faculté de médecine